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Route du "Pastel au pays de Cocagne", doit son nom à cette plante
crucifère dont les feuilles produisent un bleu exceptionnel en teinture,
comme en peinture. Le pastel fera la richesse de la région toulousaine
à la Renaissance. Cet "or bleu" était alors produit jusqu'à
40 000 tonnes, dans le triangle du pastel, entre Albi, Toulouse et Carcassonne
et exporté vers les pays étrangers. Les pelotes de cette herbe s'appellent
"cocagnes".
La Route Historique du "Pastel au pays de
Cocagne" permet la visite des différents sites et cités historiques
à vocation autrefois commerciale pour le pastel. Elle parcourt, autour
de Toulouse, les départements du Tarn (81), de l'Aude (11), de l'Ariège
(09) et de la Haute-Garonne (31), avec une incursion dans le Gers (32).
17 sites sont plus particulièrement concernés. Dans le Tarn (81)
: les villes d'Albi (capitale du pastel au XV°s, sentier du pastel le long
du Tarn), Gaillac (églises, vignobles), Lavaur (cathédrale), Magrin
et son château (musée du pastel), à Graulhet le château
de Puylaurens (château cathare).Dans l'Aude (11) : le château de Caudeval
(gypseries). En Ariège (09) : les villes de Mazères (vieille ville)
et Mirepoix (cathédrale gothique). En Haute-Garonne (31) : le château
de Loubens (XV°s), les villes de Revel, Saint-Julia (moulin Pastelier), Saint-Félix-Lauragais
(collégiale), Toulouse (hôtels témoins de la richesse apportée
par le pastel), Villefranche-de-Lauragais (bastide) et le château Montgeard
(XV°s). Enfin, l'atelier du "Bleu Pastel" à Lectoure, dans
le Gers (32), remet en valeur l'exploitation du pastel |